Écrivez ce que vous considérez le plus important de ce que vous écoutez sur
-sa famille et jeunesse
-Débuts en littérature
-Triomphe comme auteur
-La Comédie Humaine
-Vie privée
Écrivez ce que vous considérez le plus important de ce que vous écoutez sur
-sa famille et jeunesse
-Débuts en littérature
-Triomphe comme auteur
-La Comédie Humaine
-Vie privée
-Du 16 au 20 janvier 2023: pages 6-12
-Du 23 au 27 janvier: pp. 12-16
-Du 30 janvier au 3 février: pp. 16-22
-Du 6 au 10 février: pp. 23-31
-Du 13 au 17 février: pp. 31-37
-Du 20 au 24 février: pp. 38-41
M. Ibrahim et les fleurs du Coran raconte l’histoire de Momo, devenu adulte, qui se remémore son enfance passée dans l’épicerie de la rue bleue. Alors âgé de douze ans, ce jeune garçon juif, en manque d’amour depuis la séparation de ses parents, se lie d’amitié avec le vieil épicier arabe du quartier, Monsieur Ibrahim. Celui-ci semble connaître les secrets du bonheur qui feront retrouver le sourire et la gaieté de vivre au jeune Momo.
M. Schmitt confie que son texte, d’abord écrit comme un monologue de théâtre, mais popularisé en devenant un roman, «résonne encore mieux» aujourd’hui qu’en 1999.
«À cette époque, le rapport des Occidentaux à l’Islam en était un d’indifférence, enfin, en France. Aujourd’hui, c’est un rapport de méfiance, d’inquiétude, voire de haine. Il y a des gens qui voudraient qu’on ne puisse pas vivre ensemble si on est différent. Il y en a qui se font sauter et tuent les autres parce qu’ils veulent un monde complètement uniforme. Alors, se faire prendre par la main par M. Ibrahim et aller dans les beaux territoires de la mystique soufisme, territoires où l’on prie en dansant, où il y a une conception du monde qui est très noble et qui élève l’âme, eh bien tout d’un coup, ça devient quelque chose de très militant. C’est un conte de tolérance, de bienveillance et très humaniste. Il œuvre pour l’amour et non pour la haine. Ce texte a donc peut-être plus d’importance.»
Mystérieux et discret caractérisent bien M. Ibrahim.
«M. Ibrahim, c’est un sourire, un regard, de la tendresse. C’est comme ça qu’il va sauver l’enfant de sa propre violence. Un moment, il demande à Momo pourquoi il ne sourit jamais. Il lui répond "parce que sourire, c’est un truc de gens heureux". M. Ibrahim lui dit, "non, non, tu n’as pas compris, c’est le sourire qui rend les gens heureux". Bref, c’est une philosophie du bonheur», explique l’auteur qui s’est inspiré de son grand-père pour créer son personnage.
«Je monte chaque soir sur scène pour faire revivre mon grand-père. C’est un rendez-vous avec lui. Il était autant un enfant qu’un sage. Un sage par ce qu’il était artisan, il passait des heures dans son atelier avec une patience infinie, il avait la patience de la passion et m’a donné le sens du travail bien fait. Un enfant, parce qu’il était capable de tout arrêter, se mettre à quatre pattes et jouer avec nous. Il avait à la fois le sens du sérieux et celui du jeu», se rappelle-t-il, précisant que l’enfant Momo peut ressembler à l’enfant qu’il était.
Par accident
Il est rare qu’un écrivain devienne l’acteur principal de sa propre pièce, mais il en est d’autant plus lorsqu’il faut incarner six personnages.
«Ça demande une énergie et un accent spécifique pour chacun. J’aime jouer ce texte, car il y a toutes les couleurs de l’arc-en-ciel! Ça me permet de faire des tas de choses», laisse-t-il entendre.
Cette belle aventure a commencé il y a trois ans de façon accidentelle.
«C’est Francis Lalanne, comédien et chanteur, qui avait ce mandat à Paris. Un jour, on m’a proposé de le remplacer, car il avait signé pour une série de galas de chansons. J’ai eu trois jours pour apprendre le texte et quatre jours pour le répéter avant de me retrouver devant le public qui avait été tellement chaleureux et merveilleux. L’expérience m’avait plu. Depuis, j’ai beaucoup travaillé sur les textes, mais également sur ma voix pour mériter cet accueil», raconte l’homme passionné des mots.
Et comment parvient-il à garder l’intérêt du public?
«Il faut avoir un bon texte! Quand Schmitt interprète n’est pas là, Schmitt écrivain est toujours proche et il fait le travail. Il n’y a pas un moment de cette histoire que je n’aime pas raconter et il paraît que ça se voit d’ailleurs», indique-t-il en riant.
M. Ibrahim et les fleurs du Coran a été jouée des centaines de fois en Europe, notamment en France et en Allemagne. Le roman a aussi été adapté au grand écran en 2003. Ce sera la première fois que la pièce sera présentée au Québec.
«J’espère que ça donnera le goût à d’autres personnes de la jouer», lance le dramaturge bien heureux d’entreprendre une tournée dans la Belle Province.
-Honoré de Balzac, La messe de l'athée.
-Extraits de Les Misérables de Victor Hugo: Les enfants de la misère (Colette et Gavroche).
[escuelapedia.com]
QUESTIONS DE COMPRÉHENSION (10 points):
1. Quels sont les changements que Momo rapporte chez lui après avoir pratiqué la danse sacré (sama) des derviches? Quel est le rôle de M. Ibrahim dans cette transformation de son fils? Pour répondre à ces questions, lisez ici cette interprétation du texte (cfr. Yvonne Ying Hsieh, Eric-Emmanuel Schmitt ou la Philosophie de l'ouverture, pp. 97-100).
2. "Tu bouges trop, Momo. Si tu veux avoir des amis, faut pas bouger" (p. 66). Interprétez avec vos propres mots cette affirmation de M. Ibrahim. Qu'en pensez-vous?
3. Pourquoi M. Ibrahim n'a-t-il pas peur de mourir? Expliquez-le en vous appuyant sur le dialogue entre Momo et le moribond (pp. 69-70)
4. Expliquez les conseils de vie donnés dans le poème du mystique soufi Rumi (p. 71) et quel est le rapport que M. Abdullah établit avec la danse des derviches.
5. Rapportez d'une façon résumée ce qui se passe avec Momo après le décès de M. Ibrahim. Comment interprétez vous les dernières phrase du récit?
LEXIQUE (Rendez ces mots ou expression dans un langage standard):
-"J'avais la haine qui se vidangeait" (p. 65)
-"ça la fait bicher" (p. 74)
-"le plis et pris" (p. 74)
CAHIER DE CITATIONS:
-"Le coeur de le l'homme est comme un oiseau enfermé dans la cage du corps". Quand tu danses, le coeur, il chante comme un oiseau qui aspire à se fondre en Dieu (p. 64)
-"Tu vois, Momo! Ils [les derviches] tournent autour de leur coeur qui est le lieu de la présence de Dieu. C'est comme une prière". (pp. 64-65)
-"Plus le cors devient lourd, plus l'esprit devient léger" (p. 65)
-"Moi, je tournais comme un enragé. Non, en fait, je tournais pour devenir un peu moins enragé" (p. 66)
-"Tu bouges trop, Momo. Si tu veux avoir des amis, faut pas bouger" (p. 66)
-"Pour un homme normal, je veux dire un homme comme toi et moi [...] ta beauté, c'est celle que tu trouves à la femme" (p. 67)
-"Moi, je n'ai pas peur, Momo. Je sais ce qu'il y a dans mon Coran" (p. 69)
-"Momo, tu pleures sur toi-même, pas sur moi. Moi, j'ai bien vécu. J'ai vécu vieux." (p. 70)
-"Alors, aujourd'hui encore, quand ça ne va pas: je tourne" (p. 71)
-"Il y a des enfances qu'il faut quitter, des enfances dont il faut guérir" (p. 73)
-"Voilà, maintenant je suis Momo, celui qui tient l'épicerie de la rue Bleue, la rue Bleue qui n'est pas bleue" (p. 74)
-"Pour tout le monde, je suis l'Arabe du coin" (p. 75)
-"Arabe, ça veut dire ouvert la nuit et le dimanche, dans l'épicerie" (p. 75)
QUESTIONS DE COMPRÉHENSION (10 p.) 1. Quelle est la définition qu'on offre de l'intelligence artificielle au début de la vi...